Départ de Lille de bon matin. L’autoroute belge, dans le brouillard, pas encore totalement réveillé après une courte nuit.
Nous voilà arrivés aux abords de cette centrale thermique, autrefois alimentée au charbon, aujourd’hui obsolète.
Nous avions déjà une vague idée sur la manière d’entrer dans cette centrale après une tentative peu fructueuse quelques mois plus tôt. Cette fois, c’était la bonne : le brouillard qui nous empêchait de voir à 20 mètres sur la route ne nous a pas quitté, et joue maintenant en notre faveur pour une entrée toute en discrétion, sans trop avoir à se soucier des caméras ou du gardien qui attend patiemment près du portail d’entrée.
Après une bonne demi-heure, nous voilà à l’intérieur, et entamons une petite visite pour nous faire une idée du lieu… Le démantèlement a largement commencé, nous croisons beaucoup d’amiante mis à nu, entreposé dans des sacs ça et là. Immédiatement, nous enfilons nos masques pour nous protéger, direction le toit, pour petit-déjeuner en plein air.
Les toits de bâtiments industriels nous offrent souvent des vues imprenables sur les alentours. Cette centrale ne fait pas exception : regarder le soleil se lever doucement, les nappes de brouillard laissant apparaitre que quelques cimes d’arbres, clochers, ainsi que les gigantesques éoliennes ayant pris place après la destruction des 2 cheminées quelques années plus tôt. Quel spectacle !
Commence ensuite notre visite… Les centrales thermique ont ce quelques chose de passionnant à explorer : passerelles, machines, escaliers. Un vrai bonheur à arpenter, et à photographier… Beaucoup d’éléments semblent manquer, mais cette centrale révèle encore de très beaux points de vue.
Les heures passent, les cartes mémoire se remplissent, le tout dans une omniprésence de l’amiante, qui, malgré nos masques, met parfois mal à l’aise… Nous achevons notre visite dans la salle de transformation, désespérément vide, sans doute pour alimenter les stocks d’autres centrales en Belgique ou ailleurs.
Après quelques heures, nous quittons les imposants bâtiments, voués à une destruction imminente.
Il en restera une de nos plus belles explorations.
Max